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A Fos sur Mer, Arcelor-Mittal embauche !

Mardi 15/04/2008 | Posté par Actualités Emploi Quartier

Nos jeunes volontaires ont rencontré Fabrice Lauro-Lillo, chef du service recrutement de l’usine locale du leader mondial de la production d’acier, ARCELOR-MITTAL.

A 43 ans, Fabrice Lauro-Lillo travaille depuis 15 ans pour Arcelor-Mittal, précédemment Sollac. Après des études de sciences-économiques puis un DESS de gestion du personnel, ce Marseillais ayant grandi à la Cité des Hirondelles est parti commencer sa carrière à Paris.  Depuis 7 ans, il est revenu dans le sud où il travaille dans le service du recrutement.


Pourquoi vous êtes vous lancé dans une grande campagne de recrutement ?
La moyenne d’âge des employés de Fos est de 50 ans. Nous allons donc devoir remplacer 60% de nos effectifs d’ici 2012. Nous avons commencé en 2003 et depuis nous montons en puissance. Nous sommes autour de 150 embauches par an.

Est-ce que vous recrutez dans tous les secteurs ? 
Non. Les départs à la retraite des emplois administratifs sont l’occasion de repenser l’organisation du travail pour éviter de nouvelles embauches. Comme dans l’ensemble de l’industrie, nous cherchons à produire plus avec moins de personnels pour gagner en productivité. Donc l’essentiel des embauches se fait dans le secteur des opérateurs et des techniciens de maintenance.

Sur quelle base recrutez –vous ?
Nous recrutons des bacs pro maintenance des systèmes mécaniques automatiques mais aussi des BEP avec des spécialités techniques. Pourquoi ? Parce que si nous pouvons former les gens nous sommes dans un environnement industriel technique complexe et nous voulons des gens capables de le comprendre, sans avoir à leur apprendre les bases. Cependant, comme nous recrutons beaucoup, nous ne pouvons pas toujours trouver suffisamment de personnes avec ces formations. Donc nous nous sommes ouverts à d’autres types de diplômes. Parmi les « concessions », nous pouvons même recruter des gens sans diplôme technique mais ayant travaillé pendant cinq ans dans une usine et sachant comment ce milieu fonctionne. Après cette première sélection, il y a des tests pour apprécier les qualités d’ouverture des candidats, ainsi qu’un entretien.

Demandez-vous une expérience professionnelle ?
Dans le sens pur et dur, non. Ce serait quasiment impossible car il n’y a pas d’autres usines qui produisent de l’acier. En revanche, expérience dans le sens de maturité oui. Et dans le sens de capacité à se projeter dans le futur. Notre métier ne s’apprend pas en un jour et il évolue beaucoup. Il faut donc des gens suffisamment ouverts pour se former souvent. Si on supprime une machine, la personne doit pouvoir passer à autre chose après une formation.

Quel type de contrat proposez-vous ?
On ne fait que du CDI car former quelqu’un demande du temps et de l’investissement. Nous avons aussi des apprentis, entre 30 et 50 par an. L’interim nous sert à gérer les absences ou faire face à un surplus de production mais ne dépasse pas les 100 personnes sur 3000. Et, en aucun cas, un intérimaire pourra ensuite entrer chez nous en évitant les étapes traditionnelles du recrutement.

Quel salaire proposez-vous ?
Ils sont variables selon le diplôme d’entrée. Avec un BEP, on est au SMIC plus 25%. Ce qui est normal puisqu’il y a du travail de nuit, le dimanche et les jours fériés. Un Bac amène 100 euros supplémentaires. Ce n’est pas énorme mais cela est complété par un 13e mois, des primes de vacances ou à la Saint-Eloi, et l’indemnité transport pour ceux qui n’ont pas recours au bus gratuit de l’entreprise et qui s’élève à 22 euros jour pour quelqu’un habitant Marseille. Mais surtout, il y a un intéressement au chiffre d’affaire qui, depuis une dizaine d’années, permet aux salariés de s’assurer un 14e voire un 15e mois. Mais bien sûr, ce n’est pas garantit.   

Quels sont les avantages que vous proposez ?
Le comité d’entreprise qui finance des voyages, des cadeaux… Le restaurant d’entreprise qui assure des repas à 2,50 euros. On aide les nouveaux embauchés à trouver un logement en se portant caution et, depuis peu, on accorde des prêts à taux zéro pour l’achat de la première voiture.

Des propos recueillis par Hossine Nasraoui, Malik Belkacem, Marie-Louise Sanchez, Linda Tiliouine et Jean-Michel Renaud et Amel Hichri.

Repères
Arcelor Mittal – le leader mondial de la production d’acier installé à Fos
320.000 salariés au niveau mondial dans une quarantaine d’usines
A Fos, une usine de 1600 hectares
Production : acier plat au carbone utilisé pour l’automobile, l’électroménager…
3000 salariés répartis dans trois métiers : administratifs, les opérateurs de production, les métiers en « ique », informatique, électronique… et 1500 sous-traitants dans les domaines du nettoyage, de la maintenance au sens large, de la sécurité. 

Les métiers.
Selon le stade de fabrication de l’acier, les métiers sont différents.
- surveillance de fabrication. L’employé est dans une cabine de pilotage et veille à ce que tout se passe bien.
- conduite d’engin pour amener les minerais ou passer d’une étape à l’autre avec un pont ou un engin de levage.
- sur les installations pour vérifier, réviser, changer une petite pièce, nettoyer…

Rythme de travail.

Les machines tournent tout le temps. Cinq équipes alternent méthodiquement : deux jours de 5h à 13h puis deux jours de 13h à 21 h puis deux jours de 21h à 5 h puis quatre jours de repos.

Risque.
Arcelor-Mittal est classé SEVESO 2. Les risques sont nombreux : explosion, incendie mais aussi chute… La sécurité est pour le groupe le sujet le plus important et il mène un travail de prévention poussé qui rend les accidents du travail, pour l’heure, égal à zéro. C’est tellement important que la conscience du danger est un critère de recrutement.

Place des femmes dans le métier.
La sidérurgie, traditionnellement, un métier dur et pénible et les femmes étaient donc surtout dans les métiers administratifs. Cette tradition continue même si le métier s’est simplifié. Jusqu’en 2005 il n’y avait aucune opératrice de fabrication seulement quelques femmes ingénieurs. Depuis, une a osé sauter le pas et il y en a désormais huit ou neuf.

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